Ferrari 360 Modena - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Cette année, le Père Noël est passé plus tôt que prévu puisqu’il m’a permis d’essayer ma première Ferrari, une 360 Modena boîte mécanique !

Et ce Père Noël a un nom puisqu’il s’appelle l’Automobile Paris. Une fois n’est pas coutume, je vais commencer par les remerciements. Je tiens donc à remercier du fond du coeur, Baptiste et Laurent, de m’avoir offert l’opportunité d’essayer ma toute première Ferrari. Après la BMW M5 Touring, je ne m’attendais clairement pas à essayer ce cheval cabré dans la même journée.

Ferrari 360 Modena - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Sans la passion qui nous anime, je n’aurais jamais cru un jour et encore moins en 2020 avoir l’opportunité d’essayer une voiture portant un cheval cabré comme signe distinctif. Pourtant, ce jour est arrivé et j’avoue être plutôt gâté. Petit retour dans les années 2000 pour parler un peu d’histoire.

La 360 Modena fut dévoilée au Salon de Genève en 1999. L’appellation donnée à cette Ferrari se rapporte à la cylindrée du moteur et rend aussi hommage à la ville de naissance d’Enzo Ferrari. Elle est la remplaçante de la F355 et contrairement à cette dernière, elle n’en est pas l’évolution comme l’était la 348. À sa sortie, la 360 Modena est une vraie révolution technique et technologique comme pour remettre la marque en selle sur le segment des berlinettes sportives. Résultat, elle détient toujours le record de production de Ferrari avec 17 500 exemplaires !

Le moins que l’on puisse dire est que le style est clairement en rupture. Fini les lignes anguleuses et place aux rondeurs. Le design plus doux sort tout droit de chez Pininfarina et Scaglietti. Les phares cubiques escamotables sont de l’histoire ancienne et laissent place à des optiques rondes qui surplombent les ouïes d’aération réduites aux extrémités de la calandre. Petit clin d’œil à la Ferrari F50. Que dire de cette teinte “Rosso Fiorano”? C’est sublime tout simplement et ça la démarque de bon nombre de Ferrari 360 Modena et le “Rosso Corsa” classique.

De profil, la ligne est plus élégante avec des passages de roues musclés et galbés. Le travail a été réalisé pour réduire le Cx et ainsi le portait à 0,33. 5400 heures en soufflerie auront été nécessaires. A l’arrière, elle hérite de la technologie de la Formule 1 en intégrant un énorme diffuseur ainsi qu’un fond de plat. De ce fait, elle peut se passer de la présence d’un aileron. Pour gagner en poids et en rigidité, le choix a été fait de réaliser la carrosserie ainsi que le châssis entièrement en aluminium. Elle n’affiche ainsi que 1390 kg sur la balance.

Pour être monté à bord du F355, je me rends directement du bond réalisé par la marque. Fini la finition médiocre et l’emploi de plastiques à foison, la 360 Modena améliore sa qualité perçue avec un savant mélange d’aluminium et de cuir. Je reconnais que cet intérieur est plutôt surprenant et atypique avec ces cuirs de couleur marron mais il apporte de la gaîté et de la luminosité dans des habitacles trop souvent austère.

L’équipement semble en phase avec son époque. Il faut rappeler que cette Ferrari a été pensée pour être facile à prendre en main et confortable, le but étant d’en faire un véhicule du quotidien. De ce fait, les 22 cm de plus par rapport à la F355 lui permettent de faire la différence pour l’espace aux jambes et les grands gabarits.

On pourrait s’attendre à retrouver la célèbre boîte F1 à palettes, technologie exceptionnelle et rare à l’époque dans les voitures de route. Ici, il n’en est rien. On dispose d’une boîte mécanique avec son magnifique levier et sa mythique grille chromée en H. Elle ne donne qu’une envie, la manier !

Ferrari 360 Modena - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Evidemment, la pièce maîtresse se trouve à l’arrière où on peut l’admirer sans fin à travers la vitre. Si vous avez bien suivi, le chiffre 360 rappelle la cylindrée du V8 portée à 3586 cm3. La puissance délivrée est de 400 ch à 8500 tr/min pour un couple de 372 Nm.

Puissance

400

ch

0 à 100 km/h

4,5

secondes

Vmax

295

km/h

Les performances sont clairement au rendez-vous puisque le 0 à 100 km/h est abattu en seulement 4,5 secondes. Le 1000 mètres départ arrêté est expédié en 22,9 secondes et la vitesse maximale frôle la barre des 300 km/h avec 295 km/h atteint.

Ferrari 360 Modena - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Un simple démarrage de ce cheval cabré vous fait dresser les poils. On sait pertinemment qu’on ne peut que passer un bon moment à son volant. Je m’attendais à conduire quelque chose de très dur et non facile de prise en main. Dès les premiers tours de roues, elle met rapidement à l’aise. Cette sensation est accentuée par cette boîte mécanique au guidage précis avec son embrayage plutôt souple. Elle rassure également aux premiers dos d’âne qui ne lui posent aucun problème. Je vais enfin pouvoir me détendre et en profiter pleinement.

La sonorité du V8 est une véritable symphonie et inonde l’habitacle sans avoir à monter dans les tours. En revanche, elle change dès que l’on dépasse les 3000 tours et ne cessent de s’amplifier jusqu’à atteindre les 8800 tr/min. Le moteur est fougueux et le poids semble être de l’histoire ancienne. Ce n’est pas compliqué, il ne demande qu’à prendre des tours.

Ferrari 360 Modena - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Changer de vitesse est un pur plaisir grâce à cette grille en H et le temps semble se surprendre à chaque changement. Je comprends mieux les personnes qui m’affirmaient qu’il n’y avait rien de mieux qu’une boîte mécanique sur les anciennes Ferrari.

Sans pour autant se mettre en danger, il faut reconnaître que la 360 Modena semble exiger un pilotage pointu et physique lorsqu’on souhaite la solliciter. Mais ce sera très peu pour moi. Je peine à me remettre de mes émotions avec ces quelques accélérations.

Une simple traversée d’un village me rappelle à quel point les Ferrari attirent les regards et l’admiration des jeunes comme des moins jeunes. Il n’y a pas à dire, elle fait son effet et me replonge dans mon enfance où je bavais devant ces belles rouges. L’heure est venue pour moi de la rendre mais sachez qu’elle n’attend que vous à l’Automobile Paris puisqu’elle y est en vente ici.

Vu qu’il vaut mieux deux fois qu’une, je remercie encore Baptiste et Laurent de m’avoir offert mes premiers tours de roues au volant d’une Ferrari. Je ne pouvais rêver mieux comme cadeau de Noël !