BMW M3 E92 - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Dans la série des BMW M3, il y en a une que je rêvais d’essayer pour son V8 qu’elle embarque. Vous l’avez reconnu, il s’agit de la M3 E92.

Après l’essai de la BMW M5 Touring, c’est tout naturellement que je suis retourné chez L’Automobile Paris pour essayer cette autre BMW. Le temps d’une après-midi, j’ai pu arpenter les routes de la Picardie à bord de la première BMW M3 équipée d’un moteur V8. Mais avant de passer au véritable essai, revenons un peu dans le passé.

C’est évidemment au Salon de Genève en Mars 2007 que BMW M dévoile le Coupé M3 Concept en avant-première. Et ce n’est que quelques mois plus tard, au mois de Septembre, que la version de production est présentée. BMW ira même plus loin puisqu’en Novembre, au Tokyo Motor Show, elle renoue avec la version berline de sa M3 avec la E90. Cela n’était plus arrivé depuis la génération E36. Quant au cabriolet E93, il faudra attendre un an de plus, au Salon de Genève 2008, pour qu’il fasse ses débuts. Place à la présentation de la version coupé E92 !

Comparée à une BMW Série 3 classique, les modifications esthétiques sont plutôt sages face à d’autres constructeurs. Pourtant, il est facile de les distinguer à commencer par ce capot, en aluminium, bombé qui laisse passer le collecteur d’admission du V8 et percé par deux prises d’air. Le bouclier avant est plus agressif et dispose de trois ouvertures afin de refroidir tous les systèmes nécessaires.

De profil, j’apprécie les ailes élargies (+3,8 cm). Je remarque également qu’elles sont percées d’ouïes qui intègrent le clignotant et le logo M3 de part et d’autre. Le toit apporte sa touche d’exclusivité puisqu’il est en fibre de carbone et permet un gain de 5 kg sur la balance. Et si vous optiez pour l’option toit ouvrant, il était remplacé par de l’acier. Repris des BMW M5 et M6, cette configuration dispose d’un coloris métallisé spécifique M qui est le gris Silverstone. Sans oublier, les discrètes et mal aimées jantes 260M de 18 pouces qui contribuent au côté sobre de cette M3 E92.

A l’arrière, on reste dans la sobriété avec un diffuseur intégrant une grille en maille noire. Cette dernière surplombe les deux doubles sorties d’échappements. Je remarque aussi le petit becquet sur la malle. Personnellement, j’aime beaucoup la configuration de cette M3 E92 qui n’en fait pas trop et qui va à l’essentiel.

Comme les générations précédentes, l’intérieur de cette BMW M3 E92 différe peu des modèles classiques. On y trouve un volant à trois branches, badgé M et agrémenté de surpiqûres tricolore M également. Derrière le volant, l’instrumentation arbore un cerclage en aluminium avec éclairage blanc et aiguilles rouges : le ton est donné.

Le cuir bleu, qui habille les sièges sport électriques ainsi que les contre-portes, semble être d’une autre époque. Sur la console centrale, on trouve le petit levier de vitesse badgé M lui aussi. Il est d’ailleurs encadré par trois boutons : “Power” permet de modifier la cartographie moteur selon 3 niveaux en agissant sur la réponse de l’accélérateur, “EDC” pour changer entre les 3 modes d’amortissement et “DSC OFF” pour désactiver le contrôle de stabilité.

BMW M3 E92 - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

C’est écrit en gros, vous ne pouvez pas vous tromper : il s’agit bien d’un moteur V8 sous le capot. Ce 4.0L développe ainsi 420 ch à 8300 tr/min et 400 Nm dès 3900 tr/min.

Puissance

420

ch

0 à 100 km/h

4,8

secondes

Poids

1580

kg

Malgré un poids de 1580 kg sur la balance, elle réalise l’exercice du 0 à 100 km/h en 4,8 secondes et est bridée à 250 km/h en vitesse maximale.

BMW M3 E92 - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Ce n’est pas compliqué, sur la route, elle s’apprécie à tous les rythmes. Alors, on est loin du V10 dont il est issu mais le bloc V8 surprend par sa douceur et sa rage. On peut se promener tranquillement sur le couple avec le doux ronron rauque de l’échappement puis écraser la pédale et là, il ne demande qu’à monter dans les tours jusqu’à la zone rouge. Attention cependant à la consommation ! Il s’agit bel et bien d’un véhicule plaisir puisqu’elle s’avère plus gourmande que l’ancienne génération avec des moyennes de 12L/100 km.

Le passant saura apprécier la mélodie du V8 lors de votre passage mais il n’en sera pas de même à bord. L’absence de sonorité vous obligera à craquer pour une bonne vieille ligne d’échappement complète comme sur toutes les M3. La boite mécanique est parfaitement étagée et la direction est exemplaire et très informative.

BMW M3 E92 - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

La BMW M3 E92 régale par son équilibre et son adhérence. Sans déconnecter d’aide à la conduite, elle se garde d’être vicieuse. Je rappelle quand même qu’il s’agit d’une propulsion de 420 ch, ce n’est pas rien. L’amortissement est parfait mais il semblerait que les freins souffrent d’endurance sur piste. C’est étonnant que BMW n’est pas prévu de carbone/céramique en option à l’époque.

Pour moi, cette BMW M3 E92 reste une excellente voiture à la fois sportive et confortable. Elle sait s’apprécier à n’importe quelle allure mais reste gourmande en carburant. Alors si vous aussi elle vous plaît, sachez qu’elle est encore disponible chez L’Automobile Paris via ce lien.

Un grand merci à Baptiste de L’Automobile Paris et à toute son équipe de m’avoir permis d’essayer cette BMW M3 E92 !