Ferrari SF90 Stradale - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Aujourd’hui, j’ai eu la chance de découvrir la toute première Ferrari hybride rechargeable : j’ai nommé la Ferrari SF90 Stradale.

Il y a des jours où je ne me fais pas prier pour me lever. Ce Lundi en fait partie puisque Nicolas, alias “Le Vendeur Automobiles“, m’embarque avec lui sur un tournage. Et ce n’est pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de la toute nouvelle Ferrari, la SF90 Stradale. Une présentation s’impose !

Ferrari SF90 Stradale - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

La Ferrari SF90 Stradale est présentée pour la première fois en Mai 2019 sur le circuit de Fiorano à Maranello par Piero Ferrari, le fils d’Enzo Ferrari, et John Elkann, le président de Ferrari.

Elle a été conçue par l’équipe design Ferrari du chef designer Flavio Manzoni. Son design est inspiré des Ferrari 488 GTB et des derniers projets du département spécial “One-Off” de la marque. Je parle ici des Ferrari J50 et SP38.

Le nom SF90 Stradale signifie en italien “Scuderia Ferrari” ou “Ecurie Ferrari”. Le nombre 90 correspond aux 90 ans de l’écurie tandis que Stradale veut dire “route” en français. Cette appellation permet ainsi de différencier cette Ferrari de route des Formule 1.

On découvre ainsi cette Ferrari chez Absolut Cars Consulting, situé à Besançon. Si vous recherchez une Koenigsegg Regera, une Aspark Owl ou encore une Lamborghini Aventador SVJ, François-Xavier est votre homme !

Ma première impression de cette SF90 Stradale est plutôt bonne. J’avoue avoir été un peu largué par tous les modèles récemment sortis sans compter les One-Off mais je remarque tout de même quelque chose. Cette Ferrari semble s’être inspirée de ce qui a fait la force et la réputation de la marque italienne. Je lui trouve des ressemblances avec la F8 Tributo pour la face avant, un profil de 488 GTB et même des appendices sur les flancs à l’arrière inspirés de la Ferrari F40.

Ferrari SF90 Stradale - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Le capot avant en forme de V semble plonger vers l’avant comme une flèche. Il est encadré par des optiques en forme de C. C’est une première chez Ferrari, ils sont désormais matriciels adaptatifs à LED. Cela permet ainsi d’améliorer la visibilité tout en réduisant la consommation en énergie.

Plusieurs entrées d’air sont présentes sur la face avant que ce soit sous les phares mais aussi dans la partie inférieure du pare-choc. Elles permettent de refroidir à la fois les freins mais aussi le noyau électrique de la voiture. Au vu du prix de cette Ferrari (plus de 500k€), je trouve un peu osé de proposer de série avec des éléments plastiques à l’avant. Mais rassurez-vous, la liste d’option vous permettra de les avoir en carbone.

Ferrari SF90 Stradale - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Cette Ferrari SF90 Stradale est ici présentée avec le coloris “Rosso Scuderia” mais sachez qu’il existe 26 autres couleurs au catalogue. Elle est aussi équipée de jantes forgées diamantées Grigio Corsa M qui mettent parfaitement en avant les étriers de couleur jaune.

De profil, elle ressemble beaucoup à la 488 GTB ou la F8 Tributo. Pourtant, un détail est flagrant puisque les poignées de portes disparaissent pour améliorer l’aérodynamisme. Elles sont désormais placées sur le haut de la portière, à l’horizontale, et il vous suffit de les enfoncer pour ouvrir la portière.

Le toit est flottant puisqu’il n’est plus relié de façon continue avec le passage des roues. Il est de la couleur de la carrosserie mais peut être configuré en carbone et intégrer un aileron de requin. Sur les ailes, on ne peut pas passer à côté des énormes entrées d’air qui servent à refroidir l’air compressé par les turbos.

Tout semble avoir été conçu pour et autour de l’aérodynamisme de la voiture. Les appendices sur la face avant permettent de générer 390 kg d’appui à 250 km/h. Les étriers intègrent une pièce aérodynamique pour répartir plus efficacement le flux d’air sur les plaquettes et les disques. Jusqu’au-dessus de caisse qui est parsemé de “Turning Vanes” qui sont des mini-ailerons verticaux créant des flux aérodynamiques vers l’extérieur. C’est juste bluffant !

Ferrari SF90 Stradale - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

La partie arrière me laisse indécis. Je ne sais toujours pas si je l’aime ou pas. Pourtant, le coup de crayon est là. Le capot moteur est transparent et positionné très bas de façon à améliorer l’aérodynamisme et minimiser la trainée. De part et d’autre du capot moteur, on trouve deux trappes. Celle de gauche sert à recharger électriquement la voiture tandis que celle de droite permet de l’alimenter en carburant.

L’aileron intégré porte le nom de “Shut-off Gurney”. C’est-à-dire que sa position varie suivant les phases d’accélération ou de freinage afin de générer de l’appui. Il est encadré par de nouveaux feux arrière avec leur forme rectangulaire. L’ensemble parait plus vertical et tendu comme en atteste l’énorme diffuseur inspiré de la 488 Pista. Il est sublimé par deux sorties d’échappement placées assez haut en partie centrale.

L’intérieur me laisse sans voix et est une franche réussite. Le premier bon point est cette clé électronique, de type key less go. Vous n’aurez ainsi plus de clé à insérer mais uniquement à appuyer sur le bouton start/stop situé en bas du volant qui est tactile. On perd forcément le charme du mythique bouton rouge mais bienvenue dans une nouvelle ère.

Ceux qui me connaissent savent que j’apprécie et que j’apporte énormément d’attention aux sièges. Ici, j’en suis tombé amoureux. Leur design a évolué en donnant l’impression d’avoir posé quelques morceaux de cuir sur une coque en carbone. C’est magnifique !

Le reste parait minimaliste mais lorsqu’on met le contact, tout s’illumine. Le volant est équipé du nouveau système IHM pour Interface Homme Machine. Gainé de cuir et de carbone, il est truffé de boutons tactiles rétroéclairé avec retour aptique sauf pour le eManettino. Ce dernier dispose de 4 modes : eDrive, Hybride, Performance et Qualify.

Derrière le volant, on découvre un écran TFT HD de 16 pouces qui est incurvé et configurable à volonté. Avec le compte tour en position central, on peut faire défiler les fonctionnalités telles que l’Apple CarPlay, contrôler les sièges ou le temps de charge restant, visualiser le GPS ou encore régler la climatisation.

La planche de bord est très futuriste. Il intègre un écran destiné au passager, comme ça, pas de jaloux. Cela lui permettra de suivre la destination, garder un œil sur la vitesse ou encore choisir la musique. La Ferrari SF90 Stradale surprend avec son levier de la boîte de vitesses. Enfin, peut-on encore l’appeler ainsi ? Difficile à dire puisqu’il ne s’agit plus que d’une grille de sélection qui fait référence aux célèbres grilles en métal. On est bien loin de celle de la Ferrari 360 Modena récemment essayée mais l’esprit est là. L’ensemble est réussi et rend encore plus exceptionnelle cette nouvelle Ferrari.

Ferrari SF90 Stradale - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Passons au cœur de la bête, son moteur. Placé plus bas que les autres moteurs de la marque, le V8 4.0L Bi-turbo est emprunté à la Ferrari F8 Tributo. Sauf qu’ici, la puissance est de 780 ch contre 720 ch et 800 Nm de couple. C’est d’ailleurs ce moteur qui a remporté pour la quatrième année consécutive le prix du moteur international en 2019.

Et si vous avez retenu mon introduction, vous aurez retenu qu’il s’agit de la première Ferrari hybride rechargeable. De ce fait, le V8 est couplé à trois moteurs électriques avec une architecture PHEV (Plug-In Hybrid Electric Vehicle). Le premier moteur est utilisé en Formule 1 et se trouve entre le moteur thermique et la boîte de vitesse à double embrayage à 8 rapports. Tandis que les deux autres sont indépendants et placés à l’avant. Cela fait de cette Ferrari SF90 Stradale une quatre roues motrices en plus d’être hybride rechargeable !

Puissance

1000

ch

Couple

800

Nm

0 à 100 km/h

2,5

secondes

Petite précision, elle ne dispose plus des quatre roues motrices au-delà de 210 km/h puisque les moteurs électriques sont déconnectées des roues avant. Cependant, la puissance cumulée passe à 1000 ch. Le 0 à 100 km/h est ainsi pulvérisé en 2,5 secondes tandis que le 0 à 200 km/h ne demande que 6,7 secondes. Sa vitesse maximale est annoncée pour 340 km/h, c’est tout simplement la Ferrari la plus rapide jamais produite. Et mieux encore, sachez que sur le circuit de Fiorano, la LaFerrari se fait distancer par la SF90 Stradale de 64 mètres à chaque tour !

Pour en revenir à son hybridation, la marque annonce seulement 25 km d’autonomie en full électrique et on ne peut rouler que jusqu’à 135 km/h dans ce mode. La consommation, elle, est donnée pour 6,1L/100 km. Mais il y a fort à parier pour qu’elle soit bien plus importante au vu des performances de cette Ferrari. Pour autant, elle indique seulement 1570 kg sur la balance. C’est 80 kg de plus qu’une McLaren P1, faute aux batteries qui pèsent 270 kg.

Ferrari SF90 Stradale - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Pour la suite de la découverte, je vous laisse découvrir la vidéo complète sur la chaîne Le Vendeur Automobiles. Nicolas vous fera un plaisir de vous présenter cette nouvelle Ferrari SF90 Stradale plus en détail.

Pour ma part, je tiens à le remercier de m’avoir permis de découvrir la première supercar hybride de la marque au cheval cabré. Merci également à François-Xavier pour son accueil.

Ferrari SF90 Stradale - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier
Ferrari SF90 Stradale - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier