Austin Mini British Open Classic - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Acquérir une voiture était pour moi un rêve de gosse. Avant mes 30 ans, je franchis enfin le pas et m’offre cette Rover Mini de 1997 !

“On a qu’une vie”. C’est ce que je me suis répété durant cette crise sanitaire. Il faut dire que depuis le premier confinement, j’épluchais sans arrêt les annonces sur Leboncoin. J’étais à la recherche d’une sportive, d’un cabriolet, d’un déplaçoir quoi. Mais je voulais avant tout me faire plaisir et avoir un véhicule qui me donne la banane.

Alors forcément, il y en a plusieurs qui me viennent à l’esprit : les BMW M3 E46, Renault Clio/ Mégane RS, Mazda MX5 ou encore MG B GT. Vous l’aurez compris, les modernes et leurs prix exorbitants n’étaient pas mon dada. De fil en aiguille, je m’intéresse aux anciennes Mini et Charles de Tastycars m’offre l’opportunité d’essayer deux modèles emblématiques : une Sportpack et une British Open Classic.

Austin Mini British Open - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Aujourd’hui encore, elle reste mes deux coups de cœur. D’un côté, on a le style si attachant de la Mini avec son coloris vert anglais, sa sellerie de couleur claire et son toit ouvrant. De l’autre, c’est une Mini plus aboutie avec une bouille racée, des ailes larges et de sublimes jantes.

Mais le problème est qu’il y a un écart de budget entre les deux. A la date à laquelle j’écris cet article, le marché de la Mini ne s’est jamais aussi bien porté. La fourchette de prix pour une BOC (British Open Classic) se situe entre 9k et 14k€ tandis qu’une Sportpack ne se trouve pas à moins de 16k€ et s’envole à plus de 20k€ pour les plus beaux exemplaires.

Avec un budget limité, le choix est vite fait. Il fallait que je me trouve une BOC à moins de 10k€ avec forcément quelques travaux à réaliser. C’est avec l’aide de Charles et Yann que je concentre mes recherches sur ce modèle et trouve la perle rare !

Austin Mini British Open Classic - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Achetée moins de 10k€ comme prévu, cette Rover Mini de 1997 était bel et bien un exemplaire parisien. Je la découvre dans un parking souterrain avec une bonne couche de poussière mais un historique limpide. Et ce n’est pas son Histovec qui dira le contraire ni même son coloris plutôt rare appelé Charcoal Grey.

Je ne connais clairement pas tout de la Mini, voir même pas grand chose. Mais à force d’entendre et de lire des anecdotes à gauche et à droite, j’ai acquis quelques notions pour ne pas acheter un nid à problèmes. Ces petites anglaises sont connues pour leur corrosion que ce soit les planchers, les bas de portes, dans le coffre ou encore la baie de pare-brise. N’ayez crainte et ne fuyez pas devant de telles découvertes, une Mini qui n’en a pas n’est pas une vraie Mini ou bien ils ont été parfaitement dissimulés.

Sur la mienne, je n’ai pas constaté beaucoup de rouille. La caisse était plutôt saine. La baie de pare-brise est clean tout comme les planchers. En revanche, les différents éléments de la carrosserie ont vécu. Le pare-choc a servi d’auto-tamponneuse à bons nombres de véhicules. La calandre est enfoncée. Elle a subi, par le passé, un choc à l’avant et à l’arrière. Il y aura donc des travaux de carrosseries à effectuer afin de redresser tout ça.

Pour le reste, il y a beaucoup de pièces à remplacer et dont je me suis empressé de commander. Pour cela, vous trouverez votre bonheur sur les sites de The Little Car Shop ou encore Datch. Ce n’est pas compliqué, vous pouvez refabriquer entièrement une Mini de A à Z grâce à ces deux sites. J’en ai donc profité pour commander un pare-choc avant, une calandre complète, une antenne radio (cassée), un feux arrière (cassé) ainsi qu’un joint pour le coffre afin d’assurer l’étanchéité. En parallèle, j’ai décidé de remplacer les plaques d’immatriculation modernes par des plaques en noir et blanc plus petites afin de conserver le côté old school de la Mini. Enfin, ma dernière commande concerne les pneus qui sont totalement rincés à l’avant et qui datent de 2009.

Austin Mini British Open Classic - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Il reste cependant de plus gros frais à effectuer comme l’achat d’une ligne complète pour l’échappement ou encore une planche de bord neuve pour l’habitacle. Mais ce n’est pas la priorité pour le moment. En revanche, d’ici peu de temps, elle partira chez un carrossier peintre afin de redresser les éléments nécessaires, débosseler toutes les petits bobos et lui faire une peinture complète. La décision a été prise après avoir passé un gros coup de propre. J’ai alors pu constaté bon nombre de rayures à gauche à droite. De plus, les travaux sur la carrosserie nécessitent automatiquement de repeindre certains éléments. Donc pour ne pas avoir des différences de teintes entre la face avant ou les côtés, le plus simple était de la repeindre complètement.

J’ai donc hâte qu’elle sorte de l’atelier afin de lui remettre toutes ces pièces et de lui enlever son costume de Mini parisienne. Pour cela, je vais devoir faire preuve de patience. Cette période me permettra de réfléchir aux futures modifications. D’ailleurs, une question me turlupine : est-ce que je lui mets des autocollants British Open Classic ?

La prochaine partie sera davantage orientée sur l’habitacle de cette Mini et les travaux à réaliser. Je reviendrai probablement sur l’extérieur si tout se déroule comme prévu. En attendant, j’espère que ce premier article sur mon projet Mini vous a plu. N’hésitez pas à me donner votre avis pour les autocollants en commentaire. God Save the Mini !