Volvo V60 T8 Twin Engine - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Profitant de mes vacances d’été, j’ai pu redécouvrir la Volvo V60 avec la plus puissante de ces motorisations, le T8 Twin Engine développant 390 ch.

Pour l’essayer dans les meilleures conditions possibles, je suis allé arpenter les routes de la Savoie mais également du Jura mettant ainsi à l’épreuve les deux moteurs, thermique et électrique, qu’elle embarque. Au programme, de l’autoroute, de la ville mais aussi l’épreuve de la montagne. Allez c’est parti !

Pour ceux qui n’avaient pas encore lu mon article sur la découverte de la Volvo V60 lors de son lancement, c’est par ici. Cette fois-ci, je retrouve cette suédoise dans une finition Inscription Luxe qui reste tout de même fidèle aux formes de ces ancêtres. Le coloris Blanc Cristal (+1350€) s’associe parfaitement aux énormes jantes de 19 pouces à 5 branches (+330€).

Elle conserve sa signature lumineuse qui encadre une large calandre. La caméra à l’avant est subtilement dissimulée dans le logo. La trappe sur l’aile avant gauche la distingue des autres motorisations. Les contours de vitres mais aussi les rails de toit sont chromés et apportent plus d’élégance. Le bouclier arrière intègre deux sorties d’échappements en signe de sportivité.

A bord, je retrouve cette ambiance chaleureuse, généreuse et reposante. Pour une fois, l’habitacle est plutôt sobre et sans mélange de matériaux. Mais que c’est beau et bien fini. Avec cette finition, il s’agrémente du magnifique levier de vitesse en cristal. On embarque de jolis sièges qui sont à la fois chauffants, ventilés mais aussi et de massage. Quel pied après une grosse journée de randonnée !

On dispose de deux écrans, l’un pour la conduite et l’autre pour l’info-divertissement. Le second de 12,3 pouces est une véritable tablette connectée depuis laquelle on peut entièrement paramétrer la voiture, la climatisation ou encore surveiller sa consommation. Elle permet également de profiter des caméras extérieures pour une vision panoramique à 360° (+570€), pratique pour se garer sans rayer une jante.

L’habitabilité est exemplaire et les rangements sont généreux. De part son gabarit, elle bénéficie d’un immense coffre de 529 litres. Et une fois les dossiers rabattus, on obtient jusqu’à 1364 litres de chargement. Je rappelle que c’est l’un des plus grands de son segment. En réalité, il ne me manque qu’une chose à bord de cette V60. C’est son excellent système audio Bowers & Wilkins. Difficile de s’en passer quand on y a goûté !

Volvo V60 T8 Twin Engine - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Sous le capot, on trouve l’habituel 4 cylindres 2.0 turbo développant ici 303 ch. Mais rassurez-vous, il est associé à un moteur électrique de 65 kW, soit 87 ch. La puissance totale est donc portée à 390 ch et 400 Nm.

Puissance

390

ch

Couple

400

Nm

0 à 100 km/h

4,6

secondes

Il n’en faut pas moins pour déplacer les deux tonnes de ce break. Mais grâce à l’aide du moteur électrique, le 0 à 100 km/h s’effectue en 4,6 secondes, seulement, cette Volvo V60 T8 cache plutôt bien son jeu !

Volvo V60 T8 Twin Engine - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Pour être tout à fait honnête avec vous, j’étais septique quant à cette motorisation hybride rechargeable. En réalité, elle s’est révélée être ma meilleure arme durant cette rude épreuve. Cela a commencé par de l’autoroute pour rejoindre la Savoie. Et clairement, je lui octroie sans sourciller le titre de routière de l’année.

Ça ne sera pas grâce à sa consommation, puisqu’elle a stagné entre 8 et 9 litres, mais plutôt sur sa facilité à avaler les kilomètres. Les 600 kilomètres avalés quasiment d’une traite n’auront été qu’une formalité. Les aides à la conduite mais aussi la douceur de cette boîte Geartronic à 8 rapports y sont pour quelque chose.

Que les choses soient claires, ce break V60 n’est pas vraiment sportif. Il est vrai que les chiffres ont de quoi surprendre mais les accélérations ne sont pas brutales pour autant. Il y a suffisamment de quoi doubler en toute sécurité mais on s’habitue rapidement à ces 390 ch. Le plus bluffant est cette transition entre le moteur thermique et électrique. C’est quasiment imperceptible ! Le conducteur est capable de le ressentir ou l’entendre mais les passagers pourront le constater grâce au graphique dédié sur l’écran principal.

Volvo V60 T8 Twin Engine - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

En ville, le moteur électrique est d’une douceur incroyable. En revanche, il faudra que les passants s’y fassent car beaucoup sont encore étonnés de voir ce break suédois avancer sans faire de bruit. Et vous pourrez en faire des kilomètres en électrique puisque vous avez jusqu’à 40 km d’autonomie avant que le moteur thermique reprenne la main au-dessus de 110 km/h.

Arrivé à la montagne, je n’ai pu m’empêcher d’aller titiller ce 4 cylindres. Parfaitement bien insonorisé à allure raisonnable, il est amplifié lorsqu’on passe en mode Power. Vous combinez ainsi les deux moteurs et la réponse à l’accélération est plus rapide. Il faut reconnaître que cette Volvo V60 est plutôt joueuse et offre de belles trajectoires avec un train avant précis. Dommage que l’assisse ne soit pas plus raffermie pour nous éviter les mouvements de caisse. N’oublions pas qu’il faut balancer les 2 tonnes d’un virage à un autre tout de même !

En réalité, j’ai plus apprécié la montagne que la route car j’ai pu m’amuser à régénérer la batterie. Et pour cela, rien de plus simple que passer le levier en position B. Il offre ainsi un freinage plus remarqué lorsqu’on arrête d’accélérer. Ainsi, la batterie se recharge plus rapidement. Pour vous donner un exemple, sur une descente de 20 km, j’ai réussi à grappiller 8 km d’autonomie électrique sans forcer. Vous pouvez également jouer sur les fonctions “Hold” pour conserver cette charge dans les montées ou bien “Charge” pour utiliser le moteur thermique comme régénérateur. Rassurez-vous, il existe aussi votre prise domestique qui vous demandera 4h30 pour recharger pleinement votre batterie.

Volvo V60 T8 Twin Engine - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

A bien y réfléchir, je ne pense pas que cette motorisation hybride rechargeable convienne à de gros rouleurs. Ils préféreront l’efficience d’un bloc diesel, c’est certain. Cette Volvo V60 hybride rechargeable s’oriente plus pour une personne voulant rouler au calme et sans consommer en ville (dans les bouchons parisiens par exemple). Et lorsqu’elle souhaitera faire de la route, le généreux 4 cylindres de 303 ch sera là pour la satisfaire comme il m’a satisfait durant ce roadtrip de 2500 km.

L’apport de l’électrique dans le monde automobile actuel est non négligeable. Reste cependant la question de la recharge mais aussi du poids de l’ensemble. Quoi qu’il en soit, rendre une Volvo n’est jamais chose facile surtout quand on passe deux semaines derrière son volant.

Un grand merci à Volvo et plus particulièrement Marc mais aussi Céline pour ce prêt longue durée. C’est toujours un plaisir de rouler à bord d’une Volvo !