Cette semaine, je vous embarque à bord de la nouvelle génération de Toyota Yaris avec un style inédit et une motorisation hybride.

Toyota et la Yaris, c’est une amour qui dure depuis bientôt 20 ans. La première génération est sortie en 1999, le temps pour elle de se faire une solide réputation sur le marché des citadines. La variante hybride est apparue en 2012 avec la 3ème monture et ce sont près de la moitié des Yaris qui se sont vendues avec cette motorisation l’année passée. Aujourd’hui, Toyota vise 80% de ses ventes en hybride.

Pour le style, comment voulez-vous qu’on en tombe pas amoureux ? Totalement différente à mes yeux des précédentes générations, on a l’impression que le designer a retrouvé ses crayons et nous a sorti son plus beau chef d’œuvre. Regardez-moi cette bouille ! Ça ne paraît pas comme ça, mais elle est légèrement plus compacte que l’ancienne. Elle mesure 1,47 m de haut (- 4 cm), 3,94 m de long (- quelques millimètres) mais 1,75 m de large contre 1,69 m avant. Effectivement, je me disais bien qu’elle avait pris de l’embonpoint !

Ce n’est pas compliqué, je trouve le coup de crayon réussi. Et pour être franc, ça change clairement de la Renault Clio qui n’a quasiment pas évoluée. La face avant est tellement agressive que j’ai hâte d’avoir à faire à la version GR. Le coloris bi-ton rouge et noir lui va à merveille. L’ensemble est plus sportif comme en atteste les hanches galbées et n’est pas un copié/collé comme bon nombre de constructeurs de nos jours. Il n’y a finalement que les feux arrières qu’elle emprunte au C-HR. Pour le reste, c’est un 20/20 !

A bord, c’est un peu la douche froide. Je m’attendais à quelque chose de plus moderne et là, on se retrouve un peu avec un habitacle qui commence à dater. Cependant, l’ensemble est correct et plutôt ergonomique. Le volant, bardé de commandes, rappelle celui de la GT86. L’instrumentation derrière ce dernier est numérique et lourde visiblement. On peine à trouver ce que l’on cherche au milieu quand les deux disques latéraux n’affichent que la position du sélecteur et la vitesse.

Il en est de même pour l’écran multimédia tactile de 8 pouces qui trône au sommet de la console centrale. Il conserve des touches physiques mais semble résolument d’une autre époque comme l’atteste les graphismes de son système de navigation.

Pour le reste, il faut avouer que le dessin de la planche de bord est atypique. Je préfère néanmoins celui de la nouvelle Peugeot 208. La Yaris dispose de nombreux rangements et d’une habitabilité correcte. Quant au coffre, il ne varie pas par rapport à l’ancienne génération avec 284 litres.

Toyota Yaris Hybrid Première - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Sous le capot, la motorisation évolue avec un 3 cylindres essence Atkinson de 1,5L qui passe à 91 ch. L’ancien bloc 4 cylindres ne développait que 75 ch. Pour seconder ce moteur thermique, la marque a superposé deux moteurs électriques. Le premier sert d’alterno-démarreur tandis que le second est plus gros puisqu’il développe 59 kW. La puissance cumulée est donc portée à 116 ch et d’un couple de 141 Nm.

Puissance

116

ch

Couple

141

Nm

Consommation

3,7

L/100 km

Reliés à la transmission e-CVT, c’est un gain de puissance de 16% par rapport à la précédente génération. Mais détrompez-vous, ce n’est pas pour autant que votre consommation en carburant s’en verra impacté. En effet, la marque annonce une baisse de 20% de celle-ci. C’est ainsi une consommation de 3,7 L/100 km que le constructeur est fier de mettre en avant. Allons voir ça !

Toyota Yaris Hybrid Première - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

A son lancement, Toyota annonçait cette Yaris comme étant “Fun to drive”. Alors si on parle de la position de conduite, j’approuve totalement. Avec une assise plus basse qu’auparavant, on se croirait rapidement à bord d’une sportive avec ses sièges au maintien exemplaire et son volant typé sport. En revanche, je ne suis pas certain que cela convienne au citadin lambda.

Le démarrage se fait en douceur et la mise en route du moteur thermique reste discrète. La puissance du système hybride est là pour rassurer puisqu’elle offre de belles relances. Pour le 0 à 100 km/h, il faut compter 9,7 secondes, soit 2 secondes de moins qu’avant. Pour exploiter la double motorisation, n’oubliez pas de vous mettre en mode “Power” ou “Eco”.

Toyota Yaris Hybrid Première - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Et quand la ville laisse la place à la campagne, je ne sais pas pourquoi mais il me prend l’envie soudaine de titiller cette nouvelle Yaris. Sur le plan dynamique, elle n’a pas à rougir face à la concurrence. Elle devient agile dès les premières courbes grâce à une direction précise et informative. Sans aucune prétention de sportivité, le train arrière se révèle joueur. Mais la suspension plutôt souple me rappelle rapidement qu’il ne s’agit que d’une citadine.

Malheureusement, la sonorité du bloc 3 cylindres vient un peu gâcher le tableau avec ses grondements. Mais il se rattrape sur la consommation. Sur des parcours urbains, j’ai fréquemment vu la consommation proche des trois petits litres. Sur l’ensemble de mon essai, elle n’aura pas dépasser les 4 L/100 km et pourtant, je n’ai pas jouer le jeu de l’éco-conduite.

Toyota Yaris Hybrid Première - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Vous l’aurez compris, cette nouvelle Toyota Yaris a de sérieux arguments face à la concurrence à commencer par ce nouveau visage. Si je devais ne choisir qu’une citadine à l’heure actuelle, ce serait celle-ci. En revanche, je reste déçu par le manque de modernisme de l’habitacle malgré une planche de bord joliment dessinée. La motorisation permet de prendre beaucoup de plaisir en dehors de la ville avec une consommation maîtrisée et de belles performances.

Proposée à partir de 25 450€ dans cette finition “Première”, elle s’affiche bien plus chère que ses principales concurrentes, les Renault Clio E-Tech et Honda Jazz e:HEV, mais cela semble justifié au vu de ses prestations. Mais désormais je n’ai qu’une envie, prendre le volant d’ici la fin d’année de sa version plus sportive: la Yaris GR et ses 261 ch !

Un grand merci à Toyota et plus particulièrement Florence et Kimberly de m’avoir permis d’essayer cette nouvelle génération de Toyota Yaris !