Toyota GT86 Racing Blue - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Dans ma recherche d’une sportive fun et à petit prix, la Toyota GT86 s’est vite retrouvée sur ma liste, à l’essai ici dans sa version “Blue Racing”.

Sans parler de malus, il est devenu difficile de nos jours de trouver une petite sportive coupé à propulsion, fun à conduire et pas trop chère. Il y a bien la Mazda MX-5 dans sa version RF qui tire son épingle du jeu, l’Alpine A110S au prix déraisonnable ou encore l’Abarth 124 GT avec son hardtop en carbone. Mais aucune d’elle ne remplit parfaitement les critères. Aucune sauf cette Toyota GT86 qui semble être la seule sur son marché. Alors embarquons à bord de ce petit coupé japonais !

A la base, ce coupé est un projet commun entre Subaru et Toyota. Difficile de distinguer les deux modèles à leur sortie si ce n’est qu’en montrant leur logo respectif. Tout est quasiment identique puisqu’elles partagent le même châssis, le même moteur et la même boîte de vitesses. A défaut d’essayer des Subaru, j’ai enfin pu découvrir cette GT86/BRZ dans une jolie robe aujourd’hui.

J’en ai pourtant vu mais jusqu’ici elle ne me faisait pas me retourner sur son passage. Avec cette édition “Blue Racing”, mon regard a changé. Cela commence évidemment avec ce coloris tape-à-l’oeil qui porte le nom de sa version et qui lui va si bien. Il permet de mettre en valeur les différents éléments noirs qui composent la carrosserie. Cela va des coques de rétroviseurs en passant par les jantes de 17 pouces ou encore l’aileron. Elle dispose également du pack Performance qui comprend des amortisseurs Sachs et le kit de freins Brembo reconnaissable à sa couleur rouge.

Ces derniers temps, en voyant les images qui fuitaient de sa remplaçante, je commençais à la trouver vieillissante mais elle retrouve ici toute sa jeunesse dans cette configuration. Elle paraît encore plus racée avec une signature lumineuse acérée, des nervures entourant les anti-brouillard et ce diffuseur intégrant deux grosses sorties d’échappement.

A bord, changement d’ambiance ! Je n’irais pas jusqu’à dire qu’on se prend une claque mais je m’attendais à plus de modernité. La planche de bord semble être d’une autre décennie avec des boutons imposants et du plastique à foison. L’écran central est totalement dépassé avec sa résolution en 240p. Le minimum des fonctionnalités y est mais il ne faut pas en demander plus.

L’effet “old school” se fait également ressentir avec l’affichage du tableau de bord. Il mélange compteur numérique et compteur à aiguilles. La typographie apporte une touche de sportivité bien venue tout comme le fond blanc du compte-tours, en position centrale. En revanche, la position de conduite est parfaite. Cela est en partie due à ces sièges semi-baquet qui maintiennent parfaitement tout en étant moelleux. Ils allient cuir et alcantara comme le reste de l’habitacle.

Pour un coupé sportif, j’ai été surpris de retrouver deux places à l’arrière. Certes, elles semblent étroites pour que deux adultes fassent de la route mais elles ont le mérite d’être présentes. Concernant le coffre, ce dernier est plutôt généreux et vous permettra de partir en week-end et même en vacances à deux sans problème.

Toyota GT86 Racing Blue - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Le moteur de cette Toyota GT86 est plutôt atypique puisqu’il ne court pas les rues. Il s’agit d’un 4 cylindres atmosphérique à plat. Ce moteur 2.0 L développe 200 ch et 205 Nm.

Puissance

200

ch

Poids

1240

kg

0 à 100 km/h

7,6

secondes

Avec 1240 kg sur la balance, les performances de cette japonaise sont honorables avec un 0 à 100 km/h réalisé en 7,6 secondes. La MX-5 avec son 4 en ligne et 16 ch de moins l’abat plus rapidement d’une seconde…

Toyota GT86 Racing Blue - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Au démarrage, le moteur Boxer se révèle plutôt discret malgré une sonorité bien particulière. Il en est de même pour l’échappement. La première chose à faire en l’achetant, lui poser un silencieux Inox et le tour est joué !

En ville, on se croirait dans une salle de musculation avec une pédale d’embrayage dure et un levier de vitesse qui demande à être guidé pour enclencher chaque rapport. Les suspensions révèlent également un manque de confort. Après tout, elle n’est pas destinée au paysage urbain. Je crois qu’il est temps de s’échapper !

Toyota GT86 Racing Blue - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Effectivement, les routes sinueuses sont le terrain de prédilection de cette GT86. Oublions le couple des bas régimes et laissons s’exprimer ce 4 à plat. Il faut aller chercher dans les tours, 7000 tr/min pour être précis, pour exploiter un peu la voiture. Le son devient sympathique mais je soupçonne la marque de l’avoir amplifié avec un générateur de bruit.

Alors oui, la puissance manque probablement. Il faut dire qu’on lui rajouterait bien facilement 100 ch de plus pour se rapprocher des standards actuels. Mais le plaisir serait-il le même? Clairement pas faite pour de la ligne droite, elle révèle tout son potentiel dans les enchaînements de virages. Avec une direction communicative et un roulis inexistant, je commence à mieux comprendre ce pour quoi elle a été créée. C’est rare les fois où je ressentais aussi bien une voiture au point de prendre la confiance sur des dérives contrôlées. En même temps, le train arrière ne demande que ça et le week-end mouillé n’a pas arrangé mon cas.

Toyota GT86 Racing Blue - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Avec cette édition “Blue Racing”, Toyota a réussi à m’ouvrir les yeux sur ce coupé sportif. Avec sa belle gueule, son plaisir de conduite et sa faible consommation, on lui pardonnerait presque son habitacle d’un autre temps. Et ce n’est pas son prix de 38 200€ qui pourrait nous freiner. Oui mais voilà, l’Etat est passé par là et le malus ainsi que les différentes taxes viennent achever cette GT86. Comptez près de 50k€ cette voiture plaisir en France…

Merci infiniment à Toyota et plus particulièrement Florence ainsi que Kimberly pour cette belle découverte de la GT86 !