Toyota GR Supra - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Toyota continue de nous partager sa vision du plaisir automobile en greffant un moteur 4 cylindres à sa GR Supra.

Alors que beaucoup de sportives se voient retirées des catalogues ou ne respectent plus les réglementations européennes, Toyota persiste et retire deux cylindres à son élégante Supra. Malgré cette amputation, que vaut-elle ?

Après mon essai de la version 6 cylindres, je retrouve avec plaisir mon coup de cœur de l’année dernière. Inutile de revenir sur le design général, rien n’a changé et mon cœur continue de battre la chamade. Difficile de mettre des mots sur l’effet produit mais je sais simplement qu’elle m’attire. Je pourrais passer des heures à l’admirer.

En comparaison avec la version 3.0 litres, il est presque impossible de la différencier. On remarquera tout de même le passage des jantes à 18 pouces et des sorties d’échappement chromées de 90 mm de diamètre contre des embouts de 100 mm en inox brossé. J’avoue qu’il faut avoir les deux modèles côte à côté pour remarquer ces détails.

La particularité avec cette configuration est qu’il s’agit de la version de lancement de cette motorisation 2.0 litres. Cette édition “Fuji Speedway” arbore une carrosserie tout de blanc métallisé ainsi que des coques de rétroviseurs de couleur rouge. Forcément, cette série est limitée à 200 exemplaires pour l’Europe dont seulement 20 pour la France. Quelle chance !

L’habitacle a de quoi surprendre puisqu’il est spécifique à cette édition limitée. Ainsi, la planche de bord est équipée d’inserts en fibre de carbone et la sellerie est en Alcantara aux couleurs rouge et noir de Toyota Gazoo Racing.

Pour le reste, il ne faut pas oublier que la GR Supra partage beaucoup d’éléments avec son cousin germain, le BMW Z4. Certes, c’est peut-être un manque d’originalité mais il faut reconnaître la qualité des matériaux et des assemblages. La position de conduite est parfaite grâce aux impressionnants sièges style baquet.

Le tableau de bord est entièrement numérique et je regrette définitivement l’absence d’un affichage supplémentaire sur la partie droite pour le GPS ou l’info-divertissement. C’est dommage d’avoir un espace aussi vide. En revanche, le compte-tour face au conducteur gradué jusqu’à 7000 tr/min en impose. Pour l’info-divertissement, on peut compter sur l’écran central tactile de 8,8 pouces de série. Pas forcément intuitif, il faut reconnaître qu’il est discret et s’intègre bien à ce tableau de bord. Le coffre étonne également avec un chargement limité mais suffisant pour un couple.

Toyota GR Supra - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Le compartiment moteur semble bien vide. Forcément, cette GR Supra a été amputé de deux cylindres. On y trouve donc un bloc 4 cylindres 2.0L développant 258 ch et 400 Nm disponible sur une plage allant de 1550 à 4000 tr/min.

Puissance

258

ch

Couple

400

Nm

0 à 100 km/h

5,2

secondes

Cette motorisation lui permet ainsi de gagner 80 kg sur la balance en n’affichant plus que 1395 kg. Elle réalise ainsi le 0 à 100 km/h en seulement 5,2 secondes aidée par la boîte de vitesse automatique ZF à 8 rapports. Finalement, elle perd 1 seconde par rapport à la version 3.0 litres. C’est plutôt bon signe !

Toyota GR Supra - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Cette version ne dispose plus que de deux modes de conduite, à savoir Normal et Sport. Mais rassurez-vous, c’est amplement suffisant pour cet essai. Une fois au volant, cette GR Supra paraît tout de suite plus sage. J’en aurais presque oublié que la sonorité à l’échappement était discrète et qu’il manquait un petit quelque chose. Heureusement, le mode Sport permet de lui débrider un peu les vocalises. Et bien non, il s’agit en réalité d’un son amplifié via les hauts-parleurs. C’est bien tenté !

A allure raisonnable, l’ensemble moteur/boîte fait amplement le job. Le moteur est coupleux à bas régime et la boîte se veut agréable et parfaitement étagée. En terme de consommation, je remarque rapidement que ce bloc 2.0 L est quelque peu économique avec un relevé de 8L/100 km sur mon parcours de 600 km. Cela reste supérieur aux valeurs annoncées (comme toujours) mais c’est toujours moins que le 6 cylindres.

Toyota GR Supra - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Une fois le mode Sport activé, je me remonte les manches et déconnecte également les aides à la conduite. Malgré le fait que toute la puissance passe sur le train arrière, la motricité est excellente et nous catapulte sans broncher. Le couple est bel et bien présent pour aider le tout.

Comparé à l’autre motorisation, le 2.0 L manque d’entrain à haut-régime et le passage de rapport s’effectue plus tôt que prévu. Dépassé les 5000 tr/min, atteindre la zone rouge semble être une éternité. L’emmener sur circuit me semble inapproprié sauf pour jouer du train arrière. Les routes sinueuses lui conviendront davantage. Difficile de les comparer mais pour un prix et une puissance quasiment similaire, j’opterai sans réfléchir pour une Alpine A110 pour son agilité. Cette Supra équipée du 2.0 L paraît plus pataude. Mais sa ligne extérieure finit toujours pas me convaincre. A choisir, mon cœur balancera tout de même vers la version 3.0 L pour la mélodie envoutante du 6 cylindres en ligne !

Merci à Toyota et plus particulièrement à Florence de m’avoir permis d’essayer cette GR Supra associée au bloc 2.0 L !