Suzuki Jimny - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Découvert au Mondial de Paris en 2018, il était évident que le Suzuki Jimny serait à l’essai sur le blog et pourtant, il a fallu être patient.

Les inconditionnels de la marque ont du attendre plus de 20 ans après la sortie de la précédente génération. Une troisième génération qui est apparue en 1998 alors que le tout premier modèle voyait le jour en 1970. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il en a surpris plus d’un lors du Mondial avec sa bouille et ses couleurs pétillantes.

Dans l’univers des 4×4, j’ai eu la chance en l’espace d’une semaine d’essayer les deux stars de la renaissance, à savoir le Defender et ce Jimny. Il y a clairement un monde entre les deux et pourtant, difficile pour moi de faire un choix. A moins que le prix du 4×4 britannique ne soit dissuasif…

Je n’irais pas par quatre chemins, ce Jimny a une sacrée gueule. Surnommé le mini Classe G, je ne suis même pas surpris qu’il existe des kits pour se rapprocher encore plus, esthétiquement parlant, de son cousin germanique. Sauf que les dimensions ne sont pas vraiment les mêmes. En effet, le Suzuki ne mesure que 3,64 m de long et 1,64 m de large pour 1,72 m de haut. Sans aucune méchanceté, on croirait qu’il a été dessiné par un enfant et je pense que c’est ce qui plaît.

A bord, on comprend tout de suite l’aspect très rustique de ce Jimny. De plus, dans cette version utilitaire, il semble parfaitement adapté à emmener les chiens en promenade ou à la chasse. Le volant ainsi que l’instrumentation face à soi rappelle ceux de la Swift. Pour le reste du tableau de bord, on trouve un poste radio/CD. Il faudra monter en gamme pour avoir droit à un écran d’info divertissement de 7 pouces connecté avec ses fonctions Mirror Link, Android Auto et Apple CarPlay.

Le passager bénéficiera d’une poignée horizontale face à lui lorsqu’on commencera à emprunter des chemins chaotiques. Le confort de l’assise est acceptable mais ce sera forcément limitée dans le réglage de la profondeur avec la grille. Cela permet tout de même d’obtenir plus de 800 litres de chargement dans ce petit 4×4.

Suzuki Jimny - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Sous le capot de ce Jimny, on trouve un nouveau moteur 4 cylindres 1,5 litres développant 102 ch et 130 Nm de couple. Il peut être couplé à une boite automatique à 4 rapports ou bien mécanique à 5 rapports. C’est cette dernière qui équipe notre modèle à l’essai.

Puissance

102

ch

Poids

1090

kg

0 à 100 km/h

12,3

secondes

Avec seulement 1090 kg sur la balance, cela lui permet tant bien que mal d’atteindre les 100 km/h en 12,3 secondes et de plafonner à 145 km/h en vitesse maximale.

Suzuki Jimny - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Forcément sur la route, on attend pas de lui d’avoir des capacités de sportive. Son petit moteur lui permet tout de même d’avoir des accélérations suffisamment énergiques pour circuler en ville. En dehors, il faudra faire preuve de patience et de compréhension. Avec sa vitesse maximale de 145 km/h, on circulera tranquillement sur les voies rapides et autoroutes mais il faudra faire abstraction du niveau sonore élevé. De plus, les reprises ne sont pas sont forts. Une motorisation hybride n’aurait pas été de refus puisque sa consommation s’envole rapidement à 8,3 l/100 km.

Suzuki Jimny - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Le véritable terrain de jeu du Suzuki Jimny reste bien évidemment les sentiers, chemins boueux et passage à gué. En même temps, il jouit d’une garde au sol de 21 cm, d’un empattement court, de quatre roues motrices ainsi que d’une boîte de transfert. Il est clairement armé pour aller grapahuter jusqu’au sommet des arbres.

C’est véritablement en tout terrain que le Jimny prend tout sa dimension. La direction approximative sur route fait sens dans les chemins. On se demande même où sont les limites de ce 4×4 comme en témoigne ses angles d’attaque (37°), de franchissement (28°) et de fuite (49°).

Sans aucun doute, il m’en faut un pour la campagne. Inaproprié pour Paris, je sais qu’il fera mon bonheur pour aller chercher le pain à travers les chemins et les forêts plutôt que par la route. Comptez quand même 20 490€ pour cette version utilitaire !

Un grand merci à Suzuki et plus particulièrement à Yann de m’avoir dégoté ce Jimny à la dernière minute pour un week-end champêtre et bien boueux !