Smart Fortwo EQ - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Essai Smart Fortwo EQ

Smart Fortwo EQ - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier
Smart Fortwo EQ – 4roueset1volant – © Arnaud Demasier

Anciennement appelée Electric Drive, la Smart Fortwo électrique s’appelle désormais EQ et débarque avec la ferme intention d’électrifier l’ensemble de la gamme d’ici la fin 2019.

Smart a pris la sage décision d’arrêter la production de voitures thermiques d’ici la fin de l’année 2019. Cette Smart EQ devient donc l’un des piliers de cette électrification avec sa citadine la plus petite au monde !

En effet, elle ne mesure que 2,69 de long, 1,66 m de large et 1,55 m de haut. Le tour du propriétaire est vite fait. Et si vous me posez la question des changements esthétiques, je ne saurai vous répondre. Pour moi, une Smart reste une Smart avec son look atypique et ses mensurations si peu communes. Néanmoins, elle arbore désormais un badge EQ sur sa calandre.

Smart Fortwo EQ - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier
Smart Fortwo EQ – 4roueset1volant – © Arnaud Demasier

L’essai d’une Smart est une première pour moi. Vue de l’extérieur, j’avoue que j’appréhendais l’ouverture de la porte. Finalement, j’ai été agréablement surpris de constater que l’espace à bord est plutôt généreux.

C’est une stricte deux places. En même temps, à part sur le toit, je ne vois pas où on pourrait caser deux autres personnes. On dispose même d’un accoudoir central et de sièges plutôt confortables. Les tapis de sol, le pommeau du levier de vitesse ou encore le frein à main arborent la signature Brabus. Forcément, avec cette Smart électrique, il ne s’agit que d’une finition.

Face au conducteur, le tableau de bord est simple avec un compteur à aiguilles pour la vitesse et les données de conduites les plus importantes à son centre. Sur la gauche, on trouve le compteur indiquant la charge de la batterie ainsi que sa plage d’utilisation. Mais j’y reviendrai lors de la conduite. Enfin, pour commander l’info-divertissement, on dispose d’un écran central qui semble dépasser par son temps mais qui fait le job.

Avec 260 litres de capacité, le coffre peut accueillir deux valises cabine. Cependant, il embarque également les deux câbles de recharge fournis. Mais rassurez-vous, un rangement leur est dédié. Avec son ouverture en deux parties, la partie basse du coffre permet de ranger le câble pour une prise domestique. Tandis qu’un logement est prévu sur le côté droit du coffre pour celui de la recharge rapide. Pratique !

Smart Fortwo EQ - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier
Smart Fortwo EQ – 4roueset1volant – © Arnaud Demasier

“Sous le capot”, peu d’évolution. Il s’agit toujours du moteur synchrone délivrant 60 kW, soit 82 ch. Avec son couplé de 160 Nm, les accélérations sont plutôt vives et permettent de faire le 0 à 100 km/h en 11,5 secondes. Ça paraît énorme mais finalement c’est le 0 à 50 km/h qui nous intéresse puisqu’il doit être proche des 5 secondes. Le “Grand Prix des départs aux feux rouges” pourrait donc en surprendre plus d’un.

En terme d’autonomie, la marque annonce 150 km. C’est relativement peu par rapport à un Audi e-tron ou Mercedes EQC mais en même temps, la Smart est destinée à réaliser des parcours urbains. Dans ce cas, c’est amplement suffisant surtout si vous avez la possibilité de recharger à votre domicile et sur votre lieu de travail. Elle devient ainsi une arme redoutable pour une ville comme Paris. Disposant d’un mode de conduite “ECO”, le système influe directement sur le frein moteur afin de recharger la batterie. Pour cela, le compteur situé à gauche sur le tableau de bord sera votre meilleur allié. Vous pourrez ainsi jauger vos accélérations pour consommer le moins possible. Pour obtenir une autonomie de 150 km, mieux vaut être proche d’une moyenne de 16 kWh. Il est donc facile de voir d’augmenter l’autonomie à 170 km voir 190 km en adoucissant votre conduite.

Smart Fortwo EQ - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier
Smart Fortwo EQ – 4roueset1volant – © Arnaud Demasier

Malheureusement, j’ai été un peu déçu par le manque de confort. Avec 1085 kg sur la balance dont 157 kg de batterie, l’amortissement est assez sec et il n’est pas aidé par les jantes de 16 pouces chaussées en pneu taille basse. On s’imagine difficilement faire des kilomètres sur les pavés parisiens ni rouler sur les nombreux dos d’âne. Heureusement, le rayon de braquage (7,3 m) totalement exceptionnel m’a permis de vite oublier ce défaut!

Finalement, le plus gros changement avec la Smart électrique est la stratégie employée par la marque. Avant les batteries étaient en location. Désormais, elles sont inclues dans le prix d’achat. De plus, elles sont garanties 8 ans ou 100 000 km. Pour les recharger, les propriétaires de Smart peuvent profiter d’offres spécifiques comme l’installation d’une prise électrique spécifique à leur domicile sans impacter leur propre installation électrique. Pour les personnes habitants en ville, c’est un abonnement de deux ans sur un réseau de bornes de recharge qui est “offert” ou plutôt compris dans le prix d’achat.

Smart Fortwo EQ - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier
Smart Fortwo EQ – 4roueset1volant – © Arnaud Demasier

En conclusion, cette nouvelle Smart Fortwo EQ est LA citadine idéale pour une ville comme Paris. Comme je le disais déjà après mon essai du Mercedes EQC, c’est toujours le réseau de recharge qui peine à se développer. Heureusement, Smart propose des offres plutôt intéressantes.

Proposée à partir de 32 000€ dans cette finition Brabus, c’est cher pour cette petite citadine. Mais en même temps, la marque répond aux attentes actuelles en terme d’écologie et que serait Paris sans son flot de Smart?

Je tiens à remercier Smart France et plus particulièrement Hugo pour le prêt surprenant mais attachant de cette Smart Fortwo EQ!

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