Nissan 350Z - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Dans la saga Z chez Nissan, il y en a une qui a définitivement marqué toute une génération : j’ai nommé la 350Z !

Vous pouvez demander à n’importe quelle personne de citer la première Nissan Z qui lui vient à l’esprit, je suis certain qu’elle répondra la 350Z. Icône du constructeur japonais, star de film mais aussi de jeu vidéo, la Nissan 350Z n’a jamais été aussi proche de son concept car et semble encore aujourd’hui ne pas avoir pris une ride.

La 350Z, autrement appelée Fairladay Z Z33 au Japon, est présentée en 1998 sous le concept 240Z. Descendante de la 300ZX récemment essayée, elle sera finalement produite 5 ans plus tard. Elle sera produite pendant six années durant lesquelles un cabriolet fera son apparition ainsi qu’une version plus puissante.

12 ans plus tard, la 350Z attire toujours les regards et je dois dire que cet exemplaire parfaitement entretenu par le parc presse Nissan ne laisse pas indifférent. Le design de ce coupé reste fidèle à son concept et est relativement simple. On retrouve un long capot où s’y cache le célèbre V6. On y remarque d’ailleurs le bosselage qui l’identifie comme étant une phase 3. Les jantes Rays de 18 pouces sont tout simplement incroyables et s’associent à merveille avec les étriers Brembo dorés.

De profil, les proportions sont parfaites. J’adore également les ailes élargies ou encore le béquet sur la malle arrière qui apporte une touche de dynamisme et de sportivité. Le bouclier arrière est aussi simple que celui de l’avant mais s’agrémente d’une double sortie d’échappement pas très discrète. Le coloris rouge ne l’est pas non plus mais met parfaitement en valeur les courbes de cette 350Z.

A bord, l’évolution avec la 300ZX est nette. En revanche, je ne peux pas en dire autant avec la 370Z. J’ai l’impression de m’y réinstaller. Pour autant, je ne trouve pas cet habitacle aussi daté. Bien au contraire !

Je retrouve cette position de conduite basse avec des sièges électriques. Le levier de vitesses est toujours aussi minuscule mais sa prise en main est idéale et tombe parfaitement dans la main. Le volant est solidaire des 3 compteurs, un GPS prône une multitude de boutons et il y a aussi… un lecteur cassette. Je suis plutôt surpris car en 2009, je ne suis pas certain que cela était encore la norme dans les véhicules. Trois jauges surplombent le tableau de bord et indiquent la vitesse, la charge de la batterie et la pression d’huile.

Et pour le coffre, un Dimanche chez Ikea ne devrait pas vous faire peur vu sa capacité. En revanche, l’énorme barre anti-rapprochement devrait vous poser quelques problèmes pour les cartons encombrants puisqu’il sépare le coffre en deux parties.

Nissan 350Z - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Comme je le disais plus haut, on retrouve sous le long capot le moteur V6 de 3,5 litres. Cette GT a d’ailleurs eu trois niveaux de puissance avec 280 ch et 363 Nm à sa sortie. Par la suite, la phase 2 porte la puissance à 300 ch puis 313 ch pour cette dernière phase ici. Le couple baisse légèrement pour passer à 358 Nm.

Puissance

313

ch

Couple

358

Nm

0 à 100 km/h

5,9

secondes

Avec 1580 kg sur la balance, la 350Z réalise tout de même le 0 à 100 km/h en 5,9 secondes et sa vitesse maximale est donnée pour 250 km/h.

Nissan 350Z - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Sur la route, la 350Z se montre discrète lors des premiers tours de roues. Le ronron du V6 est appréciable et la sonorité de l’échappement plutôt discrète. L’embrayage est très dur et les bouchons, votre pire ennemi. En ville, il m’est difficile de lui trouver des avantages de part sa largeur et sa consommation un peu trop importante à mon goût.

Une balade à la campagne est ce qu’il me fallait. Je découvre ainsi un moteur V6 généreux qui monte avec aisance dans les tours et semble inarrêtable. A bas régime, le couple permet de mouvoir la tonne six sans trop de difficulté. Malgré une boîte un poil longue, j’apprécie le deuxième visage que prend le V6 au-delà des 5000 tr/min. Il semble plus grognon et pourtant, le compteur de vitesse continue de s’affoler.

Nissan 350Z - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

En aucun cas, la Nissan 350Z n’est piégeuse. Les aides à la conduite (activées) vous laissent vous faire plaisir sans problème. La direction est précise et directe. L’amortissement est ferme comme il faut. Malgré son poids, le feeling est bon et la Z s’apprivoise facilement. Un essai sur circuit démontrerait sans soucis son efficacité et son parfait équilibre. Mais jamais je n’oserais emmener cette Z et c’est moins de 30 000 km sur piste.

Véritable icône des années 2000, la Nissan 350Z continue de faire rêver par sa ligne et la sonorité de son V6. Confortable pour un coupé sportif, il faudra s’adapter à son large gabarit et son coffre difforme. Elle apporte la sportivité que n’avait pas la 300ZX et restera, à mes yeux, la plus belle des Z ! Je croyais qu’il ne m’en reste plus qu’une à essayer…

Je tiens à remercier Nissan et plus particulièrement Emma pour le prêt de cette magnifique 350Z !