Nissan 300 ZX - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Pour poursuivre ma saga Z, je prends aujourd’hui le volant d’une mamie qui n’a pas pris une ride. J’ai nommé la Nissan 300 ZX !

C’est vrai que je ne fais pas vraiment les choses dans l’ordre. Après l’essai de la 370Z 50ème anniversaire, j’aurai probablement dû essayer la 350Z. Mais soyez rassurés, elle arrivera très prochainement sur le blog.

Au-delà de pouvoir participer et être éligible à la Traversée de Paris hivernale, je rêvais d’essayer cette mythique sportive depuis tout petit. Il faut dire que 30 ans plus tard, elle semble m’avoir attendu bien sagement chez Nissan France. Pour rappel, la marque conserve quelques merveilles dont ce modèle de 1991 avec seulement 60 000 kilomètres au compteur.

Je me rappelle avoir vu, il y a déjà quelques années, une 300ZX préparée pour du Dragrace avec un parachute en guise de frein mais je ne me souvenais plus de ces proportions. Pas si large que ça au vu de sa bouille mais ultra basse, elle est 65 mm moins haute et 45 mm moins large comparée à la 370Z. Elle est cependant plus longue de 27 mm.

Presque tous les éléments de carrosserie font le charme de cette voiture comme les phares jaunes, ces petites jantes de 16 pouces qui devaient paraître énormes pour l’époque, l’antenne télescopique ou encore les feux arrière très futuristes. Côté sportivité, elle dispose d’un imposant aileron ainsi que de quatre sorties d’échappements. Je reste cependant triste que la météo ne m’ait pas permis d’enlever le T-Top, la version cabriolet étant réservée exclusivement au marché américain.

Malgré quelques années d’écart, l’habitacle de cette 300ZX me rappelle étrangement celui de la Porsche 928 S4 de Philippe essayée récemment. Et autant vous dire que j’adore ! Installé très bas derrière le volant, on a l’impression de se retrouver dans un salon des années 80. Le siège en cuir est enveloppant. De la moquette tapisse les contre-portes mais aussi la planche de bord. Et l’instrumentation du tableau de bord semble provenir tout droit d’une navette spatiale.

Bien loin des standards actuels, ce coupé 2+2 offre une habitabilité exemplaire et une luminosité exceptionnelle. Et puis il y a cette odeur si particulière des véhicules anciens qu’on ne retrouve plus et qui apporte également sa petite touche vintage. Ne me cherchez plus, je m’installe à bord de cette 300ZX !

Nissan 300 ZX - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Sous le capot de cette Nissan 300ZX, on trouve le seul bloc importé en France à savoir le V6 3.0 Twin-Turbo développant 280 ch et 375 Nm de couple.

Puissance

280

ch

Couple

375

Nm

0 à 100 km/h

6,5

secondes

Malgré un poids conséquent de 1585 kg sur la balance, elle réalise l’exercice du 0 à 100 km/h en 6,5 secondes et permet d’atteindre 250 km/h en vitesse de pointe. Pour l’époque, elle se plaçait ainsi entre une Porsche 964 et une Ferrari 348 TB. Plutôt flatteur !

Nissan 300 ZX - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Sur route, je retrouve tout de suite les qualités de routière de la Porsche 928 S4. La prise en main met en confiance. “Douce” est le premier adjectif qui me vient à l’esprit. L’insonorisation est appréciable tout comme le confort de cette soit-disant sportive. Pure propulsion, elle ne tente en aucun cas de piéger son conducteur et se conduirait presque aussi facilement qu’un vélo. Mais ne soyez pas trop gourmands sur route détrempée, sinon le couple associé à l’effet turbo me ferait mentir. Il faut dire que les deux turbos respirent plutôt bien jusqu’à 6900 tr/min.

Fenêtres ouvertes, le gros 6 cylindres se fait entendre. Après les premiers tours de roues et l’excitation dissipée, je me rends compte que la pédale d’embrayage est plutôt ferme. Dans les bouchons de la Traversée de Paris hivernale, je pense m’être musclé la jambe gauche pour l’année ! Le passage de la première vitesse semble se mériter tandis que les rapports suivants s’enchaînent sans violence. La direction, agissant sur les 4 roues directrices, est plutôt légère et peu communicative. Cette Nissan 300ZX s’apprécie clairement plus à des vitesses raisonnables et dans le plus simple des mondes. “Chill and Relax” !

Nissan 300 ZX - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

La puissance est bien là mais j’ose à peine brusquer cette mamie. En même temps, tout m’amène à prendre mon temps à son volant. Les suspensions de cette GT ne sont pas trop fermes et ne permettent pas la prise de roulis excessive. Et si vous n’êtes pas encore convaincus par mon avis, je vous laisse le plaisir de freiner la bête. Malgré un bon équipement, les 1595 kg se font ressentir et on a presque l’impression de faire plonger le nez lors d’un gros freinage.

Mais au moment de rendre les clés, c’est difficile de ne pas avoir un pincement au cœur. On s’y attache très vite à ces GT. Et ce n’est pas les nombreux regards tout au long de ma route qui me diront le contraire. Il faut reconnaître qu’elle a quelque chose de particulier cette 300ZX avec son design atypique et cet habitacle dans lequel je rêverai vivre. Mais quelle sera la prochaine Z à l’essai: la 240Z ou bien la 350Z ?

Un grand merci à Nissan France et plus particulièrement Emma de m’avoir permis de rouler cette 300ZX durant la Traversée de Paris hivernale !