Mazda MX-5 Aki - 4roueset1volant - © Arnaud DEMASIER
Mazda MX-5 Aki – 4roueset1volant – © Arnaud DEMASIER

Cela fait deux semaines que le beau temps a fait son apparition et que je suis frustré de ne pas pouvoir en profiter avec un essai automobile. La décision est donc prise de quitter Paris le temps d’un week-end. Mais que prendre en parc presse pour en profiter un maximum ? La réponse la plus évidente et simple est : Mazda MX-5 ! Après mon coup de cœur avec la version RF First Edition, c’est au tour d’une autre série limitée de passer entre mes mains. Lorsque nous étions en automne, Mazda avait sorti une édition limitée appelée « Aki ». Étonnant me direz-vous sauf si vous ne savez pas que ce mot signifie bien « automne » en japonais. Le rendez-vous est donc pris avec Mazda et le programme élaboré. Direction la Normandie !

Avant de prendre la route, je profite d’un passage par la Vallée de Chevreuse pour m’attarder un instant sur sa configuration. Qu’est-ce que cette édition ? Afin d’accompagner le lancement des nouvelles motorisations de la MX-5, Mazda France propose une série limitée à 110 exemplaires. La mienne est la numéro 1 ! Basée sur le niveau de finition le plus élevé, Sélection, elle arbore une peinture métallisée appelée « Eternal Blue Mica » qui lui va à ravir et qui est associée avec une capote souple de couleur marron. Le tout est monté sur de belles jantes BBS de 17 pouces noires brillantes. La configuration est vraiment sympa mais j’avoue avoir un peu de mal avec la couleur marron de la capote. Que ce soit au soleil ou non, je trouve qu’elle manque un peu de charme et j’aurai sans doute opté pour un marron un peu plus vif sans pour autant être tape-à-l’œil. Après, si vous souhaitez rester  discret, c’est la configuration qu’il vous faut !

A bord, hormis un pédalier et un repose-pied en aluminium, rien n’a changé. On retrouve la plaque numérotée 1/110 entre les deux sièges. Ces deux derniers sont recouverts de cuir noir et intègrent les haut-parleurs Bose. Je trouve le système toujours aussi judicieux surtout lorsqu’on roule décapoté et qu’on est au téléphone. L’intérieur est chaleureux et ressemble à un cocon. La proximité avec votre passager n’est pas dérangeante surtout que la console centrale et le frein à main servent plus ou moins de barrière entre les deux places. La position de conduite est minimaliste puisqu’on est assis par terre. Après il ne reste plus qu’à régler le volant en profondeur, ajuster votre siège et c’est parti !

Quelques tours de roue suffisent pour retrouver le plaisir de rouler à bord d’une MX-5. On comprend tout de suite mieux pourquoi il y a eu plus d’un million d’exemplaires vendus en l’espace de 4 générations et ce, depuis 1989. Un an et demi après mon dernier essai de la version RF et après avoir pris le volant de tous types de véhicules dans le cadre du blog, les sensations uniques du cabriolet reviennent. On fait corps avec la route, cheveux au vent et avec le sourire jusqu’aux oreilles ! Ensuite, viens la question de la motorisation et le sujet principal de cet essai.

Mazda MX-5 Aki - 4roueset1volant - © Arnaud DEMASIER
Mazda MX-5 Aki – 4roueset1volant – © Arnaud DEMASIER

Lors du lancement de cette quatrième génération, Mazda avait fait le choix de ne pas augmenter la puissance du 4 cylindres 2.0L atmosphérique de 160 ch, préférant se concentrer sur la réduction du poids. Probablement dues aux demandes de clients, les ingénieurs se sont penchés sur ce moteur. Ils ont revu le conduit d’admission, les soupapes, la pression de l’injection, le débit d’air et les frictions. Résultat: 24 ch et 5 Nm ont été gagnés! Vous me direz que ça ne fait pas beaucoup mais même une reprogrammation ne permet de gagner que 15 ch.

Puissance

184

ch

Couple

205

Nm

0 à 100

6.5

secondes

Toutefois, le régime moteur évolue puisque avant nous étions en zone rouge à 6800 tr/min. Désormais, nous avons une allonge jusqu’à 7500 tr/min. Et c’est ici que la différence la plus fragrante avec la version 160 se fait. Le 0 à 100 km/h demande 0,8 secondes de moins soit 6,5 secondes. Et avec 1030 kg sur la balance, c’est bien beau les chiffres mais ça donne quoi sur la route?

Mazda MX-5 Aki - 4roueset1volant - © Arnaud DEMASIER
Mazda MX-5 Aki – 4roueset1volant – © Arnaud DEMASIER

Difficile de ne pas garder en tête mon coup de cœur pour la RF mais cette version 184 ch avec ses 205 Nm de couple surprennent tout de suite. Le couple est présent très bas et permet de ne pas avoir à jouer constamment avec la boite de vitesses à 6 rapports. En revanche, j’ai trouvé l’allonge tellement longue que je ne retrouve pas ce côté fun et ce peps qu’avait la 160 ch. Pour avoir roulé sur tous types de routes, l’autoroute n’est tout simplement pas son terrain de jeu de prédilection. Calé à 130 km/h au régulateur, avec ou sans capote, les bruits d’air sont épuisants en plus du régime moteur constant à 3000 tr/min. Heureusement, la Normandie me réserve de belles surprises.

Mazda MX-5 Aki - 4roueset1volant - © Arnaud DEMASIER
Mazda MX-5 Aki – 4roueset1volant – © Arnaud DEMASIER

Après plusieurs enchaînements de virages, je retrouve cette agilité et l’équilibre parfait de cette MX-5. La direction est précise et permet de placer la voiture où il faut. Cependant, le côté fun est accru grâce à cette pure propulsion. Une sortie de virage avec une remise de gaz brutale, un angle de volant suffisant et c’est la glissade assurée. Attention à ne pas trop en abuser. Et je dois avouer qu’avec les pneus hiver que ma monture portait encore, le grip était augmenté et la tenue de route encore meilleure!

Le vrai point fort de cette MX-5 et de cette nouvelle motorisation est sans doute sa consommation. Sur un parcours d’environ 900 kms alliant autoroute et départementale, je n’aurai pas dépassé les 6L/100 km. Le résultat est là. On a une vraie voiture plaisir avec un petit moteur et un faible poids. Par contre, c’est au moment de signer le bon de commande que ça risque de coincer. Dans cette configuration, il faut rajouter 1800€ à la finition Sélection pour pouvoir s’offrir un des 110 exemplaires de cette Aki Edition. Et en plus des 33 500€, il ne faut pas oublier le malus écologique de 3 290€ à cause de ses 156 g/km de CO². Mais qu’avons-nous en face? Son ADN reste inchangé, le châssis est aux petits oignons et sa petite bouille fait toujours craquer. Pour ma part, après cet essai, je reste sous le charme de la version RF First Edition et son 2.0L de 160 ch. Ne m’en voulez pas, j’en suis tombé amoureux!

Je tiens à remercier Mazda France et plus particulièrement Jérémie et Valérian pour leur disponibilité et leur gentillesse mais aussi m’avoir mis à disposition cette MX-5 le temps d’un week-end.