Land Rover Defender P400 - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Oubliez le rustique Land Rover Defender, la nouvelle génération dans sa version P400 est à des années lumières de ce que l’on a pu connaître.

Qui ne connaît pas le Defender ou le Def’ pour les intimes ? Ce 4×4 fait partie de la culture automobile à 200%. Le statut d’icône n’est pas simplement réservé aux voitures les plus puissantes et les plus chères. Ce sont celles qui ont marqué leur époque et traversé les âges sans jamais faiblir. C’est pourtant en 2016 que Land Rover décide d’arrêter la longue et belle carrière du Defender après 70 ans de bons et loyaux services. Mais retournement de situation, deux ans plus tard, puisque la marque annonce l’arrivée de la nouvelle génération (6ème série). Le Def’ n’est pas mort !

Land Rover Defender P400 - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

L’interprétation moderne du Defender se reconnaît assez facilement au premier coup d’œil. Il reprend le style des nouveaux modèles de la marque en y apportant des touches classiques pour rappeler ses aïeux. Tout en conservant sa forme cubique, le Defender est disponible en deux carrosseries : la version 90 en 3 portes qui mesurent 4,50 m de long et la version 110 en 5 portes qui s’allonge jusqu’à 5,02 m.

Il se modernise avec des optiques rondes aux yeux mi-clos. Mais pour rendre hommage au passé, on retrouve ses feux arrières verticaux, son hayon à charnières latérales avec la roue de secours visible, le bossage sur le capot ou encore les petites fenêtres horizontales sur le toit. Pour le reste, sa peinture Pangea Green associé à un film de protection satiné (+4240€) renforce son côté exclusif et baroudeur afin de se perdre dans la forêt sans se faire remarquer. J’adore !

Il est temps de grimper à bord du Defender où on se plonge dans une atmosphère de qualité et une technologie bien différente des précédentes générations. Tout est réfléchi pour qu’il soit le plus polyvalent possible. Les matériaux sont soignés, l’assise plutôt confortable et l’habitabilité exemplaire. On dispose d’un très grand et joli écran tactile au milieu de la planche de bord. Dessous, on trouve le levier de vitesses ainsi que les commandes pour la climatisation ainsi que pour le Off-road. C’est simple et parfaitement bien intégré.

L’écran face au conducteur est similaire aux autres modèles de la marque avec une instrumentation 100% numérique. Tout est connecté. Il y a des prises USB à profusion, une caméra 360° avec vue 3D et même un rétroviseur intérieur numérique. Tout est plus moderne mais la marque n’oublie pas son passé avec de grosses vis apparentes pour les moulures de la porte et de la console centrale ou encore la barre d’appui devant le siège du passager avant. L’ensemble reste tout de même bien moins spartiate que les anciennes séries.

Land Rover Defender P400 - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Sous le capot, le Defender P400 embarque un moteur 6 cylindres en ligne de 3 litres suralimenté par un turbocompresseur. Ainsi, il délivre une puissance de 400 ch à 5500 tr/min et 550 Nm de couple dès 2000 tr/min.

Puissance

400

ch

Couple

550

Nm

0 à 100 km/h

6,1

secondes

La transmission aux 4 roues se fait via la boîte automatique ZF à 8 rapports. Grâce à cette boîte de vitesses et malgré 2,5 tonnes sur la balance, il réalise le 0 à 100 km/h en 6,1 secondes sans sourciller.

Land Rover Defender P400 - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Dans la jungle parisienne, le Defender se débrouille pas trop mal. Bien aidé par les différentes caméras, il faut dire que les autres automobilistes se méfient de lui de peur qu’on vienne leur grimper dessus tel un Monster Truck. Côté confort, il impressionne par son aisance. Oubliez vos jugements sur les 4×4, il fait presque aussi bien qu’un Range Rover Velar. Impressionnant dans ses accélérations, il vire à plat dans les virages. Le 6 cylindres en ligne est onctueux et permet d’enquiller sans problème les kilomètres. En revanche, même en roulant comme un bon père de famille, il vous sera difficile de descendre en dessous des 12 litres aux 100 km.

Hors des sentiers battus et sans pouvoir réellement le mettre en difficulté, il semble parfait sur le papier. Il dispose de vitesses courtes et d’un porte-à-faux très court. Différents modes sont proposés pour s’adapter à l’environnement que l’on traverse : herbe, gravier, boue, neige, sable, roches et j’en passe. Par exemple, pour un passage de gué, l’électronique s’occupe de tout. La suspension se positionne en hauteur maximum (291 mm), l’accélération est lissée, la climatisation est bloquée en circuit interne et l’écran central indique la hauteur de l’eau. Si la profondeur maximale est atteinte (09 m), une alerte retentit.

Land Rover Defender P400 - 4roueset1volant - © Arnaud Demasier

Vu comme ça, ce nouveau Defender ne peut qu’impressionner. Les puristes diront qu’il y a beaucoup d’électroniques. A l’ancienne, tout était actionné via les leviers et il fallait être plutôt aguerri pour être à la hauteur des capacités du Land Rover. Mais il faut reconnaître que faire du franchissement avec un tel engin doit être appréciable puisqu’à l’aide des différentes caméras, on peut suivre notre progression.

Ce Land Rover Defender n’est plus seulement un 4×4 de franchissement prêt à partir à l’aventure. Il saura aussi vous y emmener de manière confortable. Cela en fait l’un des véhicules tout-terrain les plus désirables du marché. Par contre, il faudra y mettre le prix. La version d’entrée en version courte 90 équipée du 6 cylindres diesel de 200 ch s’échange contre 51 600€. Pour ce modèle d’essai, il faut compter 91 830€ incluant le blocage du différentiel arrière à 1234€, le crochet d’attelage à 1331€ ou encore la climatisation 3 zones à 1204€. Sans oublier le malus de 30 000€, ça pique pour ce nouveau Defender…

Un grand merci à Land Rover et plus particulièrement à Eric pour le prêt très attendu de ce Defender !