Audi A7 Sportback 55 TFSI- 4roueset1volant - © Arnaud DEMASIER
Audi A7 Sportback 55 TFSI- 4roueset1volant – © Arnaud DEMASIER

Lorsqu’on voit cette nouvelle Audi A7 Sportback, on se dit que la 1ère génération est résolument dépassée. Les ingénieurs ont su sublimer, une fois de plus, cette berline façon coupé en y ajoutant tout ce qui se fait de mieux en termes de technologies. Le pari du renouvellement était osé mais cette 2nde génération est une franche réussite.

En 2004, Mercedes présentait sa CLS, première berline coupé à 4 portes. Pour venir la concurrencer, Audi sortait la 1ère génération de l’A7 6 ans plus tard. La « guerre » était déclarée!

Dans cette configuration, elle peut paraître sage au premier abord, mais surprenante quand on y regarde de plus près. Inspirée du concept Prologue, elle en garde les lignes et cette large calandre Singleframe. Sa nouvelle signature lumineuse se distingue en plus avec des entrées d’air typées sport à l’avant. Quelques traits rappellent également l’A8, à qui elle emprunte ses technologies ainsi que sa plateforme modulaire MLB-evo. On ne dispose pas du pack S-Line sur ce modèle mais de l’Avus Extended. Moins sportif, il est orienté vers le confort de conduite avec des projecteurs HD Matrix LED. On dispose également de magnifiques jantes à 5 branches de 20 pouces.

La coupe à l’arrière est conservée et prolongée par un spoiler qui se déploie soit manuellement, soit automatiquement au-delà de 120 km/h. La longueur atteint les 4,97 m et la hauteur ne dépasse pas les 1,42 m. Les feux arrière (bandes de LED représentants des traits verticaux) ont été travaillés afin de créer des animations lumineuses que ce soit au verrouillage ou déverrouillage du véhicule. En revanche, je regrette l’ajout de fausses canules d’échappement sur le diffuseur arrière. Surtout que lorsque l’on se penche, on voit bien une sortie de chaque côté. C’est dommage !

Audi A7 Sportback 55 TFSI- 4roueset1volant - © Arnaud DEMASIER
Audi A7 Sportback 55 TFSI- 4roueset1volant – © Arnaud DEMASIER

Cette nouvelle génération d’A7 en impose avec ses 1,91 m de large. Autant vous dire que j’ai serré les fesses lorsque j’ai passé les barrières du parking à l’Aéroport d’Orly. Il ne faudrait tout de même pas rayer ce beau Blanc Glacier métallisé (en option à 1200€) ou une jante.

Audi A7 Sportback 55 TFSI- 4roueset1volant - © Arnaud DEMASIER
Audi A7 Sportback 55 TFSI- 4roueset1volant – © Arnaud DEMASIER

Que dire de l’habitacle ? Que l’ancienne génération a pris une violente claque technologique. Que le style est très épuré grâce à ses deux écrans. Que l’on se croirait dans son salon. Que l’on profiterait bien des services d’un chauffeur plutôt que de conduire. Bref, tout est dit ! Cette A7 est un véritable salon roulant. Cette finition nous permet de profiter des sièges chauffants à l’avant comme à l’arrière. On dispose également du vitrage acoustique, de l’affichage tête haute, d’une sellerie cuir, du système audio Bang & Olufsen ou encore du toit panoramique.

L’assise est confortable et on trouve rapidement sa place. Vis-à-vis du véhicule, une position de conduite basse ne pose aucun problème pour manœuvrer et on a l’impression de ne faire qu’un avec la voiture. Malgré son imposant gabarit, la visibilité est optimale et les innombrables caméras et détecteurs permettent de se garer très facilement. Le volant est plus typé confort et ne possède pas l’habituel méplat. Sans cela, il est chauffant, dispose du minimum de commandes et de discrètes palettes. Dissimilé derrière le volant sans être pour autant caché, un commodo sert à activer et gérer le limiteur et le régulateur de vitesse. Grâce à des caméras situées à l’avant, la voiture est capable de lire n’importe quel panneau de limitation de vitesse. Couplée au régulateur, la voiture s’adaptera d’elle-même aux vitesses. Le système paraît génial à première vue mais on revient rapidement à contrôler nous-mêmes notre vitesse lorsqu’on est en dehors de l’autoroute. J’ai trouvé qu’il avait tendance à se fier au tracé de la route et sur une deux voies, il se calera à 110 km/h malgré une limitation de vitesse à 90 km/h. La raison est simple : la plupart du temps, aucun panneau n’indique cette vitesse limite.

Mais le high-tech ne se résume pas à la conduite puisque l’info-divertissement est lui aussi choyé ! Après avoir récemment essayé l’Audi Q8, je retrouve rapidement mes repères et cette planche de bord entièrement numérique. On a, face à nous, trois écrans disposés de la même façon qu’un Range Rover Velar. Mais ici, c’est très bien fini et parfaitement intégré à la planche de bord, à commencer par les deux écrans du milieu. Tactile et disposant du retour haptique, la prise en main est intuitive. L’écran du haut est destiné à l’info-divertissement en général avec le système GPS via Google Maps, tous les réglages possibles du véhicule ainsi que le système multimédia. Celui du bas est orienté vers le confort des occupants du véhicule car on pilote directement la climatisation et les différentes fonctions des sièges. Mais lorsqu’on veut entrer une destination, ce dernier écran s’efface et laisse place à une « feuille vierge » nous permettant d’écrire avec notre doigt le lieu où nous souhaitons nous rendre. Evidemment, vous pouvez aussi le faire via la commande vocale ou un clavier numérique mais cela facilite grandement cette tâche souvent fastidieuse.

Je retrouve avec plaisir le Virtual Cockpit. Il remplace ainsi le combiné d’instruments par un écran LCD haute définition de 12,3 pouces. Fini les compteurs à aiguilles, place au numérique. On dispose alors de 4 menus principaux comprenant le GPS, les informations de la voiture, le multimédia et son répertoire téléphonique. Suivant ses envies et sa fatigue, on peut également agrandir ou réduire les compteurs. Autre bonne surprise avec les caméras lorsque la marche arrière est enclenchée, on a la représentation 3D du véhicule sur les écrans de la console centrale. Que ce soit de profil ou vue de dessus, cela permet de visualiser parfaitement où l’on se gare par exemple.

En bref, cette A7 est très bien finie. Les matériaux sont judicieusement choisis. On se sent comme à la maison ! L’habitacle est spacieux et dispose de 5 vraies places. Et pour emmener toute la famille, le coffre peut passer de 535 litres à 1390 litres.

Audi A7 Sportback 55 TFSI- 4roueset1volant - © Arnaud DEMASIER
Audi A7 Sportback 55 TFSI- 4roueset1volant – © Arnaud DEMASIER

Puissance

340

ch

Couple

500

Nm

0 à 100 km/h

5.3

secondes

A son lancement, l’A7 ne disposait que de V6 essence et diesel. C’est donc la version 55 TFSI, essence donc, que j’ai eu la chance d’essayer. Il s’agit d’un V6 bi-turbo 3.0L de 340 ch. Associé à une boîte auto S Tronic à 7 rapports et au système quattro, la fiche technique m’apprend que le 0 à 100 km/h est effectué en seulement 5,3 s. Elle dispose d’un couple de 500 Nm et le poids annoncé ne dépasse pas les 2 tonnes. Alors allons voir ce que cela donne sur route !

Audi A7 Sportback 55 TFSI- 4roueset1volant - © Arnaud DEMASIER
Audi A7 Sportback 55 TFSI- 4roueset1volant – © Arnaud DEMASIER

Le V6 est plutôt discret au démarrage. Les premiers tours de roues confirment son confort routier grâce à sa boîte d’une douceur irréprochable. La suspension pneumatique permet à la voiture de s’adapter automatiquement en fonction du mode de conduite sélectionné pour le confort de notre dos. La direction est précise et grâce aux quatre roues directrices, elle ne cessera de vous épater. En dessous de 60 km/h, les roues arrière tournent à l’inverse des roues avant de 5 degrés. Cela permet ainsi de réduire le diamètre de braquage de 1,1 m. Au-delà de 60 km/h, les roues arrière tournent dans le même sens que l’avant pour augmenter la stabilité. Cela est vraiment bluffant car s’engouffrer dans une petite rue deviendra un jeu d’enfant !

Audi A7 Sportback 55 TFSI- 4roueset1volant - © Arnaud DEMASIER
Audi A7 Sportback 55 TFSI- 4roueset1volant – © Arnaud DEMASIER

En mode « Dynamic », la voiture s’abaisse et est plus réactive. Le mélodieux V6 se fait davantage entendre dans les montées de régime et la caisse vire à plat dans les courbes. Pourtant, ce n’est pas l’une de ses qualités premières et revenir à une conduite plus sage s’avère judicieux. On pourra ainsi avaler les kilomètres sans se fatiguer. Rassurante grâce à ses technologies liées à la détection de piétons par exemple, elle l’est aussi dans sa douceur de conduite. Audi a su faire de ce vaisseau amiral, une limousine avec un V6 exploitable. Son confort et son évolution technologique font d’elle l’une des berlines les plus intéressantes que j’ai eu la chance d’essayer jusqu’ici. La consommation ne vous mettra pas en défaut avec un 8 litres relevé sur le trajet du retour à Paris, bouchons compris. Si vous êtes un peu joueur, elle ne devrait pas dépasser les 10 litres pour autant. Et si c’est le cas, le bloc diesel V6 TDI, appelé 50 TDI, fera aussi l’affaire. Avec ses 286 ch et 620 Nm de couple, vous pourrez profiter de la boîte tiptronic à 8 rapports. En revanche, il faudra vous alléger d’un chèque de 105k€ pour pouvoir vous payer le confort de l’A7 essayée ici. Quasi identique en terme de prix qu’une Mercedes CLS450 plus puissante, elle fera la différence sur son design et son atout technologique. Alors plutôt Audi A7 ou Mercedes CLS ?

Un immense merci à Audi France et plus particulièrement, Sabrina, pour la mise à disposition de cette nouvelle Audi A7. Merci également à Philippe pour sa disponibilité et sa gentillesse.